À la rencontre d’un poète vif et vivant ! - Lycée Léopold Sédar Senghor

À la rencontre d’un poète vif et vivant !

, par Olivier BEAUMESNIL

Ce mardi 14 janvier, nous, élèves de la classe de seconde 12 du lycée Senghor, avons eu le privilège de rencontrer un jeune poète énergique, Aurélien Dony, auteur de différents recueils (Puisque l’aube est défaite, 2014, Amour noir, 2021, Grammaire du vide, 2022). Cette rencontre s’inscrivait dans un dispositif porté notamment par la Factorie, maison de poésie de la Normandie, qui était représentée par Audrey Bigot.

Audrey Bigot nous explique le rôle de la Factorie

Nous avons commencé par faire la surprise au poète de mettre en voix l’un de ses poèmes, « c’est con l’amour », tiré du recueil Amour noir. Il fut très ému et nous remercia chaleureusement. Nous avions fait fuser ses vers dans toute la salle en nous plaçant à différents endroits et en nous répartissant la parole individuellement et collectivement. Un des groupes s’était disposé en deux lignes face à face pour créer un ping-pong de vers.
Nous avons eu la chance de lui poser toutes les questions que nous souhaitions (nous avons notamment appris qu’il ne gagne que 10% sur la vente d’un seul recueil !) et il nous a fait l’honneur de nous lire deux de ses poèmes inédits.

Aurélien procède à la lecture d’un poème inédit...

Ces lectures furent magiques : nous étions aspirés par le rythme, sa mise en mouvement de la parole, en un mot, sa performance, qui se démarque de celle des autres poètes. Nous avions l’impression que ses poèmes lui appartenaient et surtout le représentaient. En outre, Aurélien joue avec les codes de la poésie, ce qui permet de distinguer son écriture de celle des autres. Le dos de son ordinateur annonçait la couleur : en placardant en haut « Love » et en bas « Lost », il nous indiquait son pas de côté par rapport à la lyrique traditionnelle pour l’ancrer dans une expérience toute personnelle de tribulations amoureuses.
Nous avons également pu réaliser un atelier d’écriture qui consistait à écrire en deux minutes, à partir d’une trame initiale et d’un mot choisi au hasard dans des cours ou dans ses recueils (bibliomancie), un court poème. On a pu entendre des poèmes commençant par « Ce matin, je me lève parallélogramme », ou « Ma plus grande peur rime avec anthologie ». Nous avons tous composé grâce aux encouragements du poète, qui lui-même est entré en poésie en rencontrant un poète dans sa classe lorsqu’il avait 14 ans, Jacques Palange.

Les élèves en train de réaliser l’exercice d’écriture

Dans un des poèmes lus, Aurélien Dony concluait : « J’ai besoin ce soir de ne pas exister ». Mais pour nous, il a formidablement existé en faisant vibrer poésie et générosité.
Nous tenons à remercier Aurélien Dony et Audrey Bigot pour le déplacement et pour avoir répondu à toutes nos questions et monsieur Gillmann d’avoir organisé la rencontre.
Léandre et Mattéo, élèves de 2nde2.

Police pour dyslexie ?
Interlignage double ?